Publié par Louis SLR

CE SOIR - HISTOIRE DE RENAULT & PEUGEOT - RMC DECOUVERTE - LES GRANDES HEURES AUTOMOBILESCE SOIR - HISTOIRE DE RENAULT & PEUGEOT - RMC DECOUVERTE - LES GRANDES HEURES AUTOMOBILES

Animateur et journaliste de « Top Gear », Le Tone retrace l’histoire de la révolution de l’automobile, apparue il y a 130 ans en France. Il évoque des modèles mythiques comme la Peugeot Type 15, l’une des plus vieilles voitures du monde, encore en état de rouler, la Citröen Type A de 1919, la DS de 1955, la fabuleuse Bugatti Type 57 ou encore la 4L, ancêtre des Renault d’aujourd’hui. Des spécialistes parmi lesquels le directeur du Salon Rétromobile, François Melcion, et l’animateur de « Vintage Garage », François Allain, apportent leur éclairage.

De même que les puristes peuvent identifier une R5 Turbo au seul sifflement de son moteur passé les 4 500 tours par minute, Les Grandes Heures de l’automobile ont un ton, un humour caractéristiques, qui lui ont permis de trouver rapidement son public, au-delà des accros à la bagnole. Après Peugeot, l’émission revient donc avec Renault, dont l’histoire s’entremêle depuis plus de cent vingt ans avec celle des conflits mondiaux, des mouvements sociaux et des révolutions industrielles.

Les Grandes Heures doivent beaucoup à son présentateur, Le Tone. De son vrai nom Yann Larret-Menezo, le musicien électro et journaliste est surtout connu en France pour sa participation depuis 2015 à Top Gear France, déclinaison du programme un brin déjanté de la BBC consacré aux voitures et au sport automobile – dont la saison reprend sur RMC Découverte le 1er avril.

Hormis quelques éclats de voix, l’ambiance est ici bien plus sage, la seule excentricité résidant dans le choix de vêtements du présentateur. Costume à carreaux sur une chemise imprimée de tigres jaunes, Le Tone évoque en compagnie du journaliste Thibaut Amant le destin du jeune Louis Renault, fils de la bourgeoisie parisienne, qui bricole dans l’atelier au fond du jardin de ses parents, à Boulogne-Billancourt. Il en sortira, à 21 ans, la première voiturette construite à partir d’un tricycle De Dion-Bouton.

Le Tone met sa chemise marine à cactus multicolores pour essayer la première Type A (1898-1900) au côté du directeur technique de Renault Classic, Jean-Louis Le Tohic, sur l’île Seguin, là où les usines ont depuis été remplacées par La Seine musicale.

Polo rayé et 4L rallycross

Non exhaustive, la partie historique insiste sur l’importance de Renault dans les deux guerres mondiales. Pour le meilleur – réquisition des « taxis de la Marne » en 1914, rôle moins connu des petits chars FT, équipés de la première tourelle pivotante – et pour le reste : Louis Renault, arrêté pour collaboration à la Libération, meurt en prison en 1944, avant son jugement. L’entreprise est nationalisée et devient en 1945 la Régie nationale des usines Renault.

Le Tone arbore un polo rayé avec deux magnifiques oiseaux bleu ciel pour aborder, au volant d’une 4 CV, le marché de la petite voiture populaire d’après-guerre. Costume noir en revanche pour piloter la spartiate 4L de rallycross de l’ancien pilote Michel Duvernay.

En polo jaune, Le Tone pousse une R5 Turbo jusqu’à 200 km/h sur l’anneau de vitesse de Linas-Montlhéry (Essonne). En costume bleu nuit, il interroge François Leboine, responsable design, devant l’étrange concept car Morphoz : « Rassure-moi, il y a toujours un volant à l’intérieur ? » Oui, mais pour la première fois depuis le début de l’émission, Le Tone ne pourra pas s’en saisir.